avec: Jeanne Pérez (Didine), Pierre Valde (le juge Forlacroix), Jean-José Fleury (inspecteur Méjat), Guy Daumoy (Albert), Michel Auger (Marcel Airaud), Béatrice Belthoise (Thérèse), Elisabeth Duché (Lise), André Dumas (le juge d’instruction), Jacqueline Pierreux (Valentine), Philippe Chauveau (lieutenant de gendarmerie), Lina Roxa (femme de ménage), Martin Trévières (Polyte), Claudine Berg (infirmière), Georges Lucas (gendarme)

Un excellent épisode, parsemé de touches d’humour: que l’on pense à la scène de la mouclade, au personnage de Didine, ou à la scène de la confrontation entre Maigret et Albert, dans la salle de classe. Cette scène, où Jean Richard est un brin cabotin, est cependant très proche, dans son esprit, du texte du roman: le chapitre qui décrit cette scène est intitulé La « chansonnette », et c’est bien de cela qu’il s’agit: un Maigret qui tente de faire parler le témoin pour découvrir la vérité, en jouant sur toutes les cordes de son rôle (« Dans ces moments-là, il se rendait compte de l’effort d’un artiste de music-hall, par exemple, qui doit porter sa salle à bras tendu, qui doit, coûte que coûte, pendant tant de minutes, tenir une foule en haleine… » écrit Simenon dans ce chapitre).

Dans son livre de souvenirs, Ma vie sans filet, Jean Richard écrit:: « La fidélité aux décors et aux personnages est primordiale quand on a affaire à une oeuvre familière à des millions de lecteurs. Les erreurs d’adaptation ne pardonnent pas. Dans « La maison du juge », je conduisais personnellement une voiture de police. Patatras ! Dès le lendemain, lettres et appels téléphoniques affluaient: «Invraisemblable ! Ignorez-vous que Maigret ne sait pas conduire ?» »