avec: Maurice Bourbon (Ferdinand), Gérard Dournel (le gérant de l’hôtel), Stefan d’Ub (Karl), Nicole Guesden (Irma), Zoica Lozic (Maria), Guy Saint-Jean (Chevrier), Ottavio Escali (Pietr), Anicic Toma (Bartek), Nadine Servan (une fille), André Cassan (un maçon)

Pour tourner cet épisode, Claude Barma a pu, pour la première fois, installer des caméras dans les services de l’Identité judiciaire et d’anthropométrie de la police; première apparition, dans cet épisode, de Dominique Blanchar dans le rôle de Mme Maigret, et première apparition aussi de Frédéric Santaya dans celui de Moers, l’ « homme du labo » patient et méticuleux, dont le flegme ne se dément pas devant les impatiences du commissaire…

Dans une interview accordée par Claude Barma quelques jours avant la diffusion du téléfilm, il disait: « Un critique a dit qu’il n’y avait pas de continuité dans mes émissions. Bien sûr ! Maigret ne cesse guère de différer de lui-même. Il s’est toujours appliqué à cela, même chez Simenon. » et à propos de l’interprétation de Jean Richard: « On dit que, plus Maigret avance, plus Jean Richard s’améliore. En réalité, on s’habitue au personnage, si changeant qu’il soit, et on finit par le voir dans un acteur qui, auparavant, avait surtout une réputation de comique. Il était fait pour ça, aussi bien par son aspect populaire, son bon sens, son aisance dans le milieu fréquenté par Maigret, que par son côté un peu lourd, son aspect d’animal au repos, sa très fausse apparence d’avoir l’esprit endormi. Maigret – alors même qu’il enquête – se garde de toute réaction. Il ne veut être qu’un papier buvard, absorbant les taches du réel, même si elles sont de sang… »

Une très bonne adaptation d’un très bon roman. On sent Jean Richard particulièrement à l’aise, dans cet épisode, dans le rôle du commissaire. Il est installé dans son rôle comme Maigret s’installe dans le café du petit Albert. Les notes d’humour ne manquent pas.