avec: Pierre Clémenti (Adrien Joussel), Olga Georges-Picot (Sophie), Jean-Marie Proslier (Me Lenain), Maxence Mailfort (Coméliau), Jean-Claude Dauphin (Lapointe), Jean-Pierre Castaldi (Greuter), Valerio Popesco (Popaul), Pascale Christophe (Annie), Anne Fabien (Mme Coméliau), Joëlle Pilven (Jeanne), Christophe Bourseiller (Gondreville), Pierre Bonnafet (Chaufournet), Jacques Gignoud (inspecteur labo), André Dumas (Flandrin), Gabriel Gobin (Ringeard)

C’est une gageure que l’adaptation de ce roman, constitué essentiellement de flash-back, sous la forme de souvenirs d’une enquête que Maigret raconte à son ami le Dr Pardon. Le réalisateur a pris le parti de travailler aussi en flash-back, mais il a éliminé une bonne partie des éléments de l’intrigue du roman, en introduisant dans le scénario des scènes inédites, telles par exemple la soirée mondaine au musée Grévin, ou celle à Ermenonville (voir ci-dessous).

« [Simenon]n’a jamais vécu dans un cirque, ce petit univers simenonien où il aurait pu compléter sa collection de personnages marginaux. Pour cette raison, aucune enquête du commissaire Maigret ne se déroule dans le monde du cirque*. Une lacune… Avec le metteur en scène Yves Allégret, nous l’avons comblée en 1980 dans « Une confidence de Maigret ». Bien intégrée au récit, la scène de cirque a été filmée sous mon chapiteau fixe à Ermenonville, où tant d’émissions télévisées ont été tournées. J’étais à la fois Maigret et Max, le régisseur du cirque. Pour les besoins du dialogue et grâce aux effets techniques, le chef-électricien du plateau me doublait en commissaire et Max avait l’allure et l’accent de Claudius Binoche. Une bonne façon de me parler à moi-même et d’associer, comme l’avait gentiment voulu Yves Allégret, les trois grands moments de ma carrière: Champignol, le cirque et Maigret. » (extrait du livre de souvenirs de Jean Richard, Ma vie sans filet)

* Notons tout de même que dans le dernier chapitre du roman d’où est tiré l’épisode, il est fait allusion à une enquête que Maigret est en train de mener dans le monde du cirque: « Depuis quelque temps, des cambriolages étaient commis dans des conditions telles que leur auteur ne pouvait être qu’un acrobate professionnel, probablement un homme ou une femme-serpent, de sorte que Maigret et ses collaborateurs vivaient du matin au soir dans le monde du cirque et du music-hall et qu’on voyait les personnages les plus inattendus défiler au Quai des Orfèvres. »

On n’en saura pas plus sur cette enquête « en plein cirque », mais on pourra y voir, si besoin était, la justification de l’introduction de la scène à Ermenonville dans l’épisode…